"J'étais souvent en désaccord avec la réalité des objets."
"Le seul vrai danger qui existe, c'est l'homme lui-même. C'est lui le grand danger, et nous ne le savons pas. Nous ne savons rien de l'homme, ou si peu. Sa psyché doit être étudiée, car l'homme est à l'origine de tout le mal à venir."
"Quand nous anticipons la grande aventure [la mort] qui est devant nous, alors nous vivons et c'est ce que l'inconscient entend faire."
"L'Homme ne supporte pas éternellement son annulation. Il y aura un jour une réaction, et je la vois se dessiner."
… est un danger pour l’homme. Il devient obstacle, s’excommunie du réel. En fait, sa latence n’est que l’apparence d’un appétit qui veut être comblé. Attendre c’est une menace au monde, c’est infliger l’immobilité d’un corps, un simulacre de mort contre le mouvement. Et ce mouvement qui ne révèle rien, ne propose aucune garantie de vitalité. L’homme qui attend propose physiquement une alternative, une tentative d’apporter une impulsion de vie, une tension, imposer un rythme. Opposition au mouvement. Et là où deux forces s’opposent, la vie apparait. L’homme de l’attente doit détruire l’harmonie, qui n’a pas de place dans le chaos naturel des choses. Son ennemi est l’idéal de son époque, de sa génération.
[Précédemment] – Je comprend vraiment pas ce qu'ils lui trouvent… – […] – C'est moi qu'ils auraient dû remarquer, je suis la meilleure. – […] – Bon, d'accord, c'est vrai que je suis la plus jeune… mais c'est pas une raison ! – […] – …Tu pourrais au moins dire quelque chose ! – NON. – Tss. À quoi d'autre je pouvais m'attendre de ta part. – […] – Tu penses qu'il est plus fort que moi, hein, c'est ça ? – […] – Ils le pensent tous. – […] – Je vais mourir, alors… ? – NON. – …Salaud. ( sil e nce ) – Personne ne viendra me chercher. – […] – C'est pas grave. Je vais bien. – […] – Je n'ai besoin de personne. – NON. – Comment ça, "non" ? Qu'est-ce que tu insinues par là ?! – NON. – Arrête ça ! – NON. – TOUT DE SUITE !! – […] – Il y a quelqu'un d'autre, dans la baignoire… Hein ? – OUI. [SUITE]
"Conversation avec Blanchot. Je lui dit : L'expérience intérieure n'a ni but ni autorité, qui la justifient. Si je fais sauter, éclater le souci d'un but, d'une autorité, du moins subsiste-t-il un vide. Blanchot me rappelle que but, autorité sont des exigences de la pensée discursive ; j'insiste, décrivant l'expérience sous la forme donnée en dernier lieu, lui demandant comment il croit cela possible sans autorité ni rien. Il me dit que l'expérience elle-même est l'autorité. Il ajoute au sujet de cette autorité qu'elle doit être expiée. "