"Si un pays est gouverné avec sagesse, ses habitants sont satisfaits. Ils aiment travailler de leurs mains et ne perdent pas de temps à inventer des machines pour économiser leur temps. Puisqu'ils chérissent leur foyer, Ils ne s'intéressent pas aux voyages. Il peut y avoir quelques chariots ou navires, mais ceux-ci ne vont nulle part. Il peut y avoir un arsenal empli d'armes, mais personne ne les utilise jamais. Les gens apprécient leur nourriture, prennent plaisir à être en famille, passent leur temps libre à cultiver leurs jardins, se réjouissent de ce que font leurs voisins. Et même si le pays d'à côté est si proche qu'ils en entendent les coqs chanter et les chiens aboyer, ils sont heureux de mourir de vieillesse sans jamais l'avoir visité." Lao-Tseu
… est un danger pour l’homme. Il devient obstacle, s’excommunie du réel. En fait, sa latence n’est que l’apparence d’un appétit qui veut être comblé. Attendre c’est une menace au monde, c’est infliger l’immobilité d’un corps, un simulacre de mort contre le mouvement. Et ce mouvement qui ne révèle rien, ne propose aucune garantie de vitalité. L’homme qui attend propose physiquement une alternative, une tentative d’apporter une impulsion de vie, une tension, imposer un rythme. Opposition au mouvement. Et là où deux forces s’opposent, la vie apparait. L’homme de l’attente doit détruire l’harmonie, qui n’a pas de place dans le chaos naturel des choses. Son ennemi est l’idéal de son époque, de sa génération.
Je croirai en une religion qui ne cherche pas à avoir toutes les réponses. Une religion qui n’a pour autre but que celui de nous soulager de nos tourments, de nous apporter la paix de l’esprit et ce sans recourir aux armes de l’idéal et de l'orgueil.