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Le dernier idéal
"Si un pays est gouverné avec sagesse, ses habitants sont satisfaits. Ils aiment travailler de leurs mains et ne perdent pas de temps à inventer des machines pour économiser leur temps. Puisqu'ils chérissent leur foyer, Ils ne s'intéressent pas aux voyages. Il peut y avoir quelques chariots ou navires, mais ceux-ci ne vont nulle part. Il peut y avoir un arsenal empli d'armes, mais personne ne les utilise jamais. Les gens apprécient leur nourriture, prennent plaisir à être en famille, passent leur temps libre à cultiver leurs jardins, se réjouissent de ce que font leurs voisins. Et même si le pays d'à côté est si proche qu'ils en entendent les coqs chanter et les chiens aboyer, ils sont heureux de mourir de vieillesse sans jamais l'avoir visité." Lao-Tseu
La guerre des langues : le mensonge du Soft-Power
Il est difficile de définir ce qu'est être Français. Je me souviens d'une vieille émission où un chroniqueur quelconque brandissait sa carte d'identité devant la caméra avant d'ajouter : "c'est ça, être français !". D'autres parleront de culture, de traditions, de l'histoire, des valeurs républicaines, etc. Pour ma part, je suis Français parce que je parle le français. Pas patriote pour un sou, je revendique cependant avec fierté ce goût pour ma langue maternelle. Et c'est ainsi que je vis ma nationalité et ma citoyenneté. Emil Cioran ne disait-il pas : "On n'habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c'est cela et rien d'autre." Dans un de mes précédents articles, je me suis longuement épanché sur la nécessité du vocabulaire pour vivre son individualité, parfois avec beaucoup de sévérité pour mes contemporains. C'est pourquoi je ne vais pas m'éterniser ici en répétant les mêmes...

